Comment être informé,
conseillé et soutenu ? \
Haut de page \

- En rencontrant un avocat dans le cadre des consultations gratuites (voir
rubrique "Informations Juridiques).
- En prenant attache avec une association d'aide aux victimes (voir liste
cidessous).
- En appelant le 0 810 09 86 09 numéro national d'aide aux victimes (du lundi
au samedi de 10 heures à 22 heures) : service anonyme et gratuit qui peut
orienter vers les associations les plus proches du réseau Inavem (Institut
National d'Aide aux Victimes et de Médiation).

Que faire pour que l'auteur de l'infraction soit poursuivi
? \ Haut de page \

Il faut déposer plainte soit auprès d'un commissariat ou d'une
brigade de gendarmerie (en se présentant en personne ou en écrivant),
soit en adressant une simple lettre au Procureur de la République près
le Tribunal de Grande Instance du lieu de commission de l'infraction ou du domicile
de l'auteur présumé de l'infraction.
Il faut préciser dans la plainte la nature, la date et le lieu de l'infraction,
ainsi que l'identité et l'adresse des éventuels témoins,
le nom de la personne mise en cause si on le connaît (à défaut
on portera plainte "contre X"). Il faut joindre tous les éléments
de preuve : certificats médicaux, arrêts de travail, factures (de
réparation par exemple), constats d'huissiers, etc.
Les dépôts de plainte reçus par les commissariats et gendarmeries
sont transmis au Procureur de la République. C'est lui qui examine le
bien-fondé de la plainte et décide de la suite à donner,
car il représente l'intérêt général de la
société pour lutter contre les troubles à l'ordre public.
C'est ainsi qu'il peut
soit classer sans suite, soit mettre en oeuvre une mesure alternative aux poursuites
(médiation, rappel à la loi...) ou engager des poursuites pénales.
Si le Procureur de la République décide de poursuivre, sa décision
est irrévocable et "l'action publique" doit être menée
à terme. Dans les affaires graves ou complexes le Procureur peut demander
l'ouverture d'une information judiciaire. Un juge d'instruction est alors saisi
de l'affaire. Il va recueillir tous les éléments utiles à
l'établissement de la vérité. Quand l'instruction est terminée,
le juge peut soit prononcer un non-lieu ; dans ce cas l'auteur de l'infraction
n'a pu être identifié ou les charges sont insuffisantes (la victime
peut faire appel dans les 10 jours au greffe du tribunal de grande instance),
soit renvoyer l'affaire devant la juridiction compétente pour que la
personne mise en cause soit jugée.
Mais dans la plupart des cas, il n'y a pas d'instruction préalable.
Le Procureur de la République saisit directement le tribunal de police
(si les faits constituent une contravention) ou le tribunal correctionnel (si
les faits constituent un délit). La personne mise en cause reçoit
une "citation à comparaître" par un acte d'huissier de
justice la convoquant à une audience du tribunal. La victime qui est
à l'origine de la plainte est également convoquée.
Si le Procureur de la République a estimé qu'il n'y avait pas
lieu de saisir la juridiction pénale, la victime peut elle-même
et à ses frais faire citer l'auteur présumé de l'infraction
devant le tribunal de police ou devant le tribunal correctionnel. Il faut dans
ce cas avoir recours à un huissier de justice. Sauf si la victime bénéficie
de l'aide juridictionnelle, elle sera tenue de verser une somme d'argent au
greffe, la "consignation" qui ne lui sera restituée que si
l'auteur de l'infraction est condamné.
Que faire pour être indemnisé de son préjudice
? \ Haut de page \

Avant toute chose, il est préférable de prendre attache avec son
assureur.
Quand il y a eu dépôt de plainte la victime est convoquée
par le juge d'instruction, si une information est ouverte, ou par la juridiction
pénale. On lui demandera si elle se constitue partie civile, autrement
dit si elle demande une somme d'argent (dommages et intérêts) en
réparation de son préjudice et devient partie intégrante
au procès. La victime ne défend que ses propres intérêts
; elle ne peut requérir une peine d'emprisonnement ou d'amende à
l'encontre de l'auteur des faits : c'est le rôle du Ministère Public
(Procureur de la République, magistrat du Parquet).
Si la partie civile ne dispose pas des éléments d'information
suffisants pour chiffrer son préjudice, elle peut demander à la
juridiction pénale d'ordonner une expertise et d'ordonner à l'auteur
présumé de lui verser une provision. L'expert est désigné
par le tribunal ; c'est la partie civile (sauf si elle bénéficie
de l'aide juridictionnelle) qui devra faire l'avance des frais d'expertise (consignation).
Lorsque des dommages et intérêts auront été alloués
par jugement à la partie civile, c'est la personne condamnée qui
devra les lui verser. S'il ne s'exécute pas volontairement, la partie
civile devra avoir recours aux services d'un huissier de justice pour une exécution
forcée (saisie des biens du condamné : compte bancaire ou sur
rémunérations ou saisie du mobilier).
Si la partie civile ayant obtenu une condamnation du prévenu à
lui verser des dommages et intérêts ne parvient pas à faire
exécuter le jugement, elle peut, dans certains cas, adresser une demande
à la Commission d'indemnisation des victimes d'infractions (CIVI). Pour
les conditions exactes, elle peut s'adresser au tribunal de grande instance.
Enfin si l'assureur n'a pas pris en charge la totalité du préjudice
et si le Ministère Public n'a pas poursuivi l'auteur présumé
de l'infraction, la victime peut, en dehors de toute instance pénale,
s'adresser à la juridiction civile compétente : tribunal d'instance
si le montant de la demande n'excède pas 7600 euros, tribunal de grande
instance au-delà. Le recours à un huissier de justice (devant
le tribunal d'instance), à un avocat (devant le tribunal de grande instance)
s'avérera toutefois nécessaire. Pour plus d'information, se renseigner
au greffe de ces juridictions.



|
I.N.A.V.E.M. (Institut national d’aide aux victimes) : 0 810 09 86 09

|
08 VICTIMES : 08 842 846 37
services proposés : écoute, information, orientation de victimes de violences, accidents, discrimination, vol

|
adresse : Palais de justice - place Foch
- 76000 Rouen
téléphone : 02.35.70.10.20
fax : 02.35.07.61.40
e-mail : avipp@infonie.fr
site internet : www.perso.infonie.fr/avipp
services proposés : aide aux victimes et information
sur les problèmes pénaux - médiation pénale
- mission d'administrateurs ad hoc - aide au recouvrement des dommages et
intérêts
zone géographique : le département et au-delà
conditions d'accès : sans rendez-vous - accès
libre et gratuit - permanences dans les Maisons de Justice, au palais de
justice de Rouen et au tribunal d'instance d'Yvetot
infos complémentaires :

|
adresse : 168, rue du Maréchal Joffre
76600 LE HAVRE
téléphone : 02.35.21.76.76
fax : 02.35.21.76.75
e-mail : aidevictimes@aol.com et avre.76.aidevictimes@wanadoo.fr
site internet :
services proposés : aide aux victimes pénales
- médiation pénale - information sur les droits et les démarches
administratives ou judiciaires
zone géographique : agglomération du Havre
conditions d'accès : sans rendez-vous - accès
libre et gratuit
infos complémentaires :

|
adresse : adresse 23/27 rue du Fardeau 76000 ROUEN
téléphone : 02.35.07.93.30
fax : 02.32.10.07.83
e-mail : CEPVIM@wanadoo.fr
site internet : www.cepvim.org
services proposés : prévention, traitement et formation concernant les risques psychosociaux dans les organisations de travail (secteurs privé et public) - conseils aux structures et aux professionnels (dirigeants, DRH, médecins, travailleurs sociaux...) - information individualisée, assistance et orientation des victimes de violence morale.
zone géographique : Région normande
conditions d'accès : sur rendez-vous, prestations payantes.
infos complémentaires : Développement d’un réseau européen d’études sur les phénomènes de violence morale - mise en oeuvre d’opérations ponctuelles (conférences, campagnes...) - organisme de formation disposant d’une équipe d’intervention pluridisciplinaire (juristes, médecins, psychiatres, ergonomes, psychothérapeutes...)

|
adresse : 17 rue Thiers - 76200 Dieppe
téléphone : 02.35.82.01.19
fax : 02.35.82.01.19
e-mail : d-i-s@wanadoo.fr
site internet :
services proposés : information sur le droit - aide
aux victimes - médiation pénale - conciliation civile - accueil,
information, orientation
zone géographique : Dieppe - Eu - Neufchâtel-en-Bray
conditions d'accès : sans rendez-vous - accès
libre et gratuit
infos complémentaires :

|
adresse : Hôtel de police - 9 rue
Brisout de Barneville 76045 ROUEN CEDEX
téléphone : 02.32.81.26.24
fax : 02.35.72.99.96
e-mail : herve.dulche@interieur.gouv.fr
site internet :
services proposés : communication vers les établissements
scolaires, les institutions et les associations d'aide aux victimes - collecte
des informations pour une évaluation annuelle des actions - information
du public dans les divers services de Police
zone géographique : Rouen - Le Havre - Bolbec -
Lillebonne - Fécamp - Dieppe
conditions d'accès : sans rendez-vous - prestations
gratuites ou payantes selon ressources
infos complémentaires : Référent jeunes : Mme HAVARD, téléphone : 02.32.81.42.80.
|
adresse : 7 avenue Champlain
téléphone : 02.35.63.99.99
fax : 02.35.63.62.76
e-mail :
site internet : www.infofemmes.com
services proposés : accueil, écoute et accompagnement des femmes - informations juridiques, social, santé, emploi et formation, égalité hommes-femmes - entretiens individuels et interventions collectives auprès des familles, des scolaires et des professionnels - centre documentaire en accès libre.
zone géographique :
conditions d'accès :
infos complémentaires : agrément de l’Etat - point d’écoute Vigie violences 02 35 63 62 74
avec soutien psychologique et un groupe de parole - permanences téléphoniques régionales I.V.G./contraception 02 35 73 74 88
|